• Commandez l'édition Deluxe

Biographie

Véritable invitation à l'évasion, l'album des 60 ans du Bagad de Lann-Bihoué vous entraîne dans un voyage hors du commun, une incursion dans l'univers du Bagad le plus connu au monde.

Pour vous accompagner, trente musiciens professionnels : des sonneurs de cornemuse et de bombarde, des batteurs et des percussionnistes, tous issus de la Marine Nationale. Au fil de cette escapade, de très belles rencontres avec Alain Souchon, Laurent Voulzy, Carlos Nuñez mais aussi la musique de Coldplay.

Souchon a chanté « Le Bagad de Lann-Bihoué » en 1977, une chanson co-écrite avec Laurent Voulzy, mais aussi surprenant que cela puisse paraître, le titre n'avait jamais été enregistré avec le véritable ensemble de musique celtique. Pour ses soixante ans, le Bagad de Lann-Bihoué a par conséquent voulu offrir une version renouvelée de cette chanson mythique. Fruit d'une rencontre bouleversante et sincère entre Alain Souchon, le Bagad et Carlos Nuñez, cette interprétation nous transporte dans l'authentique univers celtique. Cette fusion entre les artistes donne une nouvelle jeunesse à ce titre.

Par ailleurs, le Bagad de Lann-Bihoué jouant une toute nouvelle version de « Belle-Île-en-Mer, Marie-Galante », c'est tout naturellement que Laurent Voulzy a été invité à participer à cette aventure. A la manière d'un Big Band, le bagad offre une dimension symphonique à la chanson. La justesse des arrangements de Carlos et Xurxo Nuñez en souligne l'émotion et la sensibilité.

Le Bagad de Lann-Bihoué: générateur d'émotion

Carlos Nuñez, prodige de la gaïta, la cornemuse de Galice, parcourt le monde depuis son adolescence. Porté par sa première collaboration avec les Chieftains pour la bande originale du film « L’île au trésor » en 1989, il a travaillé avec les plus grands : Bob Dylan, Joni Mitchell, Sinead O´Connor, The Who et Lou Reed. Il écrit de nombreuses musiques de film notamment au Japon. La connaissance de la musique celtique de Xurxo Nuñez, musicien passionné et érudit, donne à ses arrangements la juste mesure entre tradition et modernité tout au long de l'album.

Relevant un défi, le Bagad de Lann-Bihoué s'est même attaqué au répertoire du fameux groupe anglais Coldplay en reprenant le titre « Every Teardrop is a Waterfall ». Véritable prouesse, le résultat est magistral. L'ensemble de musique bretonne prouve qu'il excelle aussi bien dans le traditionnel, la variété que le rock. C'est puissant, vibrant et surprenant.

Le plus célèbre des Bagadoù vous entraîne au fil des clins d’œil musicaux ramenés de leur voyages pour revenir toujours dans son berceau breton. Qu'importe le lieu, dans une grande ou une petite ville, dans un festival ou dans l'immensité du Stade de France, le Bagad de Lann-Bihoué séduit et envoûte toujours les foules parce qu'il leur offre à travers les mélodies et les danses d'un patrimoine revisité ce qu'il a de meilleur : l'EMOTION.

Le Bagad de Lann-Bihoué

En 60 ans (1952-2012) le Bagad de Lann-Bihoué et ses trente sonneurs ont construit leur légende. Ils parcourent, aujourd’hui, la planète en soufflant dans leurs cornemuses et leurs bombardes tandis que leurs tambours rythment des airs qui n’ont rien de guerrier.

Le Bagad défile, en effet, aux accents de Degemer mat (Bienvenue), de Scottish, qu’il a cependant mitonnées à sa façon. Car il existe un style Lann-Bihoué alliant la fraîcheur et l’invention à l’audace. Un style qui vous remue les sangs et vous donne le frisson.

Le poète breton Armand Robin, l’homme qui parlait, écrivait et connaissait les sonorités de vingt huit langues ne s’y trompait pas non plus quand il glorifiait le vieux biniou des marins et des paysans de son pays, ce «  cœur éclaté du peuple/ Granit dynamité, brisé/ Encore un instant résistant/ Pour lui le dernier instant ». Musique minérale, venue du fond des âges qui trouve, maintenant, sa plénitude dans la sincérité de ses interprètes et dans leurs qualités techniques.

Le grand mérite des trente sonneurs et batteurs de Lann-Bihoué s’inscrit dans la continuité et le respect de ce patrimoine et dans celui de la Marine qu’elle fût Royale jadis ou Républicaine désormais.

Notre Bagad de la marine nationale est pourtant né du hasard et non de la nécessité. Tout commence en 1952, fin Août, au poste des Maîtres de Lann-Bihoué, à l’heure de l’apéritif.. Le Maître-Principal Pierre Roumegou aperçoit, sortant de la poche d’un visiteur, une bombarde. Il n’en a pas joué depuis 1924 ! Il la porte à ses lèvres. La bombarde est neuve, réticente donc. Il faut la courtiser, l’apprivoiser.… En quelques minutes, Roumegou la séduit. la mélodie s’envole alors légère, aérienne malgré une certaine maladresse.

Les officiers mariniers, qui ont pour la plupart commencé à dîner, quittent aussitôt leurs tables, se prennent par le petit doigt et dansent ! « Quelle rigolade, ce soir là », s’étonne le maître-principal. Il ne sait pas encore qu’il vient de porter sur les fonds baptismaux le bagad de Lann-Bihoué. Car peu à peu, biniaouer et talabarder entrent dans ce petit cercle de la famille celtique. En quelques jours ils se comptent quatorze.  Des amoureux de la musique bretonne. Des matelots qui, pour la plupart, jouent dans des formations civiles.

Malgré les nombreuses difficultés, nul ne se décourage. Le bagad apprend un peu plus chaque jour. Il sait maintenant jouer au pas et dessiner quelques timides arabesques aux accents de la marche de Landaul. Il est prêt… enfin presque prêt à offrir sa première aubade. Et celle-là, il la doit à la Marine nationale qui l’a porté sur les fonds baptismaux..

Quelle émotion quand le Maître-Principal Delcluze envoie le fameux « War-raok-kit »… En avant marche ! Ce jour-là, le Bagad de Lann-Bihoué ignore encore qu’il part à la conquête du monde.

Les Pompons rouges sont alors de toutes les fêtes. En 1957, le bagad embarque sur le porte-avions « Bois-Belleau » et direction New-York  après escale à Casablanca et à Fort-de-France. Pendant un mois, les marins bretons vont séduire les Américains et la forte colonie irlandaise. Deux ans plus tard, ils jouent à Orléans devant le Général de Gaulle.

Pierre Roumegou est un penn-bagad heureux. Son carnet de rendez-vous est plein chaque année. Peu à peu, toutefois, l’enthousiasme des pionniers retombe. Le recrutement des musiciens, qui ne se fait qu’à l’intérieur de la base aéronavale, est de plus en plus difficile à assurer. La Marine décide en 1962 d’élargir son recrutement aux appelés du Contingent. Fine mouche,elle confie cette tache à son conseil Polig Montjarret Président de BODADEG AR SONERION ( L’assemblée des Sonneurs de Bretagne ) à charge pour lui de proposer les meilleurs sonneurs bretons en âge d’accomplir leur service militaire.

Pour Pierre Roumegou, l’âge de la retraite a sonné. Il a connu tous les honneurs, visité les pays nordiques, sillonné la France et même joué salle Pleyel à Paris ! Sous ses douze années de règne le Bagad a grandi. Désormais, il passe la main au Maître Principal Faure.

Etonnant bonhomme que ce Marcel Faure. Un homme venu de l'Est  Pas une goutte de sang breton dans les veines. Un amour pour la musique bretonne. Il composera d’ailleurs quelques airs  qui sont inscrits au patrimoine du Bagad. Ce fin psychologue reste onze ans à la tête de Lann-Bihoué. C’est surtout avec lui que le bagad commence vraiment à courir le monde et à embarquer pour des terres lointaines.

Dans son carnet de voyage, il est toutefois un déplacement qu’il n’a jamais oublié. C’est celui qui le conduit, lui et ses hommes, au Québec en 1967 où à bord du « Colbert » où il a la joie d’accueillir le Général de Gaulle. Le Québec rêve d’indépendance. De Gaulle lance alors son fameux : «  Vive le Québec libre ! » que personne n’a oublié.

Pourtant, les nuages s’amoncellent sur la tête du bagad et celle du Maître Faure. L’amiral Patou décide la dissolution du Bagad. Les Bretons, bagadou en tête, montent à l’abordage du gouvernement Debré. «  Touche pas à mon Bagad ! »Ministres, sénateurs, députés, sans se soucier de leur étiquette politique plaident pour le maintien du Bagad. Nul ne manque à l’appel. Le bagad est sauvé. La Bretagne respire.

Les pompons rouges font toujours recette. Ils sont aimés. Trop peut-être. En vingt ans, la France a le cœur bleu marine. Pas la moindre fête de village qui ne désire présenter le bagad de Lann-Bihoué. Les maires n'hésitent pas à cogner aux portes des députés, lesquels, à leur tour, frappent à celles du Ministre des Armées ! On quête un passe-droit pour la bonne cause. On demande au destin ce petit coup de pouce pour que la fête soit complète. Cornemuses, bombardes tambours sont devenus les symboles de la réussite d'une fête populaire.

Or, Il n'y a, hélas, que 52 week-end dans l'année. Impossible par conséquent de satisfaire les centaines de demandes qui tombent sur le bureau du Penn-Bagad. C'est un véritable planning de star qu'il doit gérer entre jours de congés, de répétitions et les voyages officiels à l'étranger..

Nul ne se plaint pourtant de cet amour populaire porté aux marins bretons. Le bagad travaille et évolue contre vents et marées.

Aujourd’hui, Le bagad de lann Bihoué n’a pas changé , enfin presque pas changé. Ce sont désormais des musiciens professionnels qui, par contrat d’une année, renouvelable trois fois, représentent Notre Marine Nationale. Ils sont une trentaine de pompons rouges et tricornes ! Les filles  n'ayant pas le droit au pompon rouge. Ils votent tous les ans pour désigner leur penn-sonner.

Au bâtiment 23, dans une clairière magnifique, ils s’entrainent tous les jours dans la bonne humeur. Ils n’ont guère plus de vingt ans et se baignent dans la musique, dans toutes les musiques. Ils jouent de l'accordéon, de la clarinette, du saxo, du clavier ou des percussions contemporaines, tout en s'inspirant de la tradition  Bretonne et Celtique  ou des pays de l’Est  . S'ils vivent avec leur temps, ils n'oublient toutefois jamais leur BAGAD. Ils lui composent de nouvelles mélodies et enrichissent son répertoire.

Bagad de Lann-Bihoué

Ambassadeur de la Bretagne et de la Marine Nationale

1953 :

Première sortie du Bagad de lann Bihoué à Scaer (Finistère)

1957 : Etats Unis , New York , Norfolk Virginie , Fort de France , Casablanca ,Genève .

1958/1959 : Tournée dans les pays nordiques  , Norvège , Suède , Danemark

1961 : Grande Bretagne,  Plymouth, Paris , concert à la Salle Pleyel .

1962 : Cote d’Ivoire , Abidjan

1963 : Suisse , Lausanne , Genève, Canada , Quebec .

1964 : République Démocratique Allemande , Semaines Françaises à   Berlin, Ecosse , Edinbourgh Military Tatoo

1967 : Canada , voyage officiel du Général de Gaulle , Saint Pierre et Miquelon .

1969 : Belgique

1973 : Le Caire , Djibouti , Massawa , Ethiopie .

1975 : Belgique .

1977 : RFA , Berlin .

1978 : Allemagne , Ludwigshafen .

1979 : Alain Souchon chante «  Dans le Bagad de Lann Bihoué «

1980 : Belgique , Liège .

1981 : Belgique , Gand .

1982 : RFA Berlin , Belgique , Mons .

1984 : Belgique , Bruxelles

1985 : RFA , Berlin . 

1986 : Palais de L’Elysée Paris  ,

1990 : Papeete , Tahiti, Irlande .

1991 : Paris , Champs Elysées , défilé du 14 juillet .

1994 : Ile Maurice et La Réunion, Grande Bretagne , Londres .

1996 : Visite de Sa Sainteté le Pape Jean Paul II sur la Base de Lann Bihoué .

1997 : Etats Unis , la Nouvelle Orléans , Lafayette , Annapolis , Washington .

1998 : Japon , Tokyo , inauguration de l’année de la France avec le Président de la République Jacques Chirac. Portugal, Lisbonne , Inauguration du pavillon de la France à L’exposition universelle avec Le Premier Ministre Lionel Jospin . Tournée en Allemagne et Espagne

1999 : Paris ,Champs Elysées , défilé du 14 juillet, concert devant la tribune officielle en présence du Roi du Maroc .

2000 : Australie , Sydney , Nouvelle Calédonie , Nouméa. Etats unis , D-Day muséum La Nouvelle Orléans ,Washington, Allemagne ,Hanovre, inauguration du  pavillon de la France à l’exposition universelle .

2001 : Inde , Bombay International Fleet Review. Quebec , Military Tatoo  Belgique  , Parade maritime à Zeebrugge. Suisse , Military Tatoo. Monaco , Fêtes maritimes

2002 : Canada , Victoria Festival de musique. Japon ,Tokyo , International Fleet Review. Stade de France Paris « Nuits Celtique »

2003 : Irlande , Dublin , Parade de la Saint Patrick. Stade de France Paris « Nuits Celtique ».

2004 : Arromanches , cérémonies du D-Day en présence de tous les chefs d’états , concert retransmis en mondiovision. Canada , Festival de Hallifax. Djibouti. Stade de France Paris « Nuits Celtique ».

2005 : Irlande , Cork , Capitale culturelle de l’Europe. Hollande , Heerlen , Military Tatoo ,Llangollen ,  Festival Eisteddfod   Pays de galles

2006 : Antilles, Washington; Saint-Patrick à Paris-Bercy, Saint-Patrick à Nantes

2007 : Mexique; Saint-Patrick à Paris-Bercy, Saint-Patrick à Rennes

2008 : Saint-Patrick à BERCY
Festival d'AVILES aux ASTURIES ;
Tournée au CHILI à SANTIAGO et VALPARAISO ;

2009 : Participation à la fête nationale du BRESIL en accompagnement de M. le Président de la République Française et en présence du Président de la République Brésilienne ;
Spectacle commun avec le Cadre Noir de SAUMUR .

2010 : Produit en Bretagne désigne le Bagad de Lann-Bihoué comme "Ambassadeur Culturel de la BRETAGNE" ;
Participation aux cérémonies du 70ème anniversaire de l'appel du 18 juin 1940 à LONDRES en présence du Prince Charles d'Angleterre, du Président de la République Française et du Premier Ministre Britannique ;
Déplacement au CANADA à CALGARY lors du "Stampede Festival" ;
Le Bagad de Lann-Bihoué reçoit un prix par l'Académie de Marine pour l'ensemble de son œuvre ;

2011 : Participation au "Windsor Castle Royal Tattoo" en présence de sa Majesté Elisabeth II Reine Angleterre ;
Participation au festival international de musique de GIULIANOVA en ITALIE. Le Bagad y remporte le premier prix et celui du Président de la République Italienne ;